Un mur végétal en sphaigne peu concluant

Voici un mur en sphaigne après 6 mois de plantation qui a du mal a se végétaliser correctement.
Il est difficile de dire si la sphaigne est responsable ou non de cet échec.

En effet, plusieurs hypothèses peuvent se poser :

- la sphaigne est-elle bien adaptée à la situation verticale ? Nous pouvons remarquer sur la photo la présence d’une hétérogénéité de l’humidité dans le mur.
- le système d’arrosage est il bien choisi ? bien dimensionné ? bien reparti ?
- le suivi au démarrage du mur a t il été fait correctement  ?
- la qualité des végétaux plantés était elle insuffisante ?

Nous pouvons faire le même constat sur ce pan de mur en sphaigne (même installation que la première photo).

Toute personne pouvant apporter des réponses constructives sur le sujet est la bienvenue ! N’hésitez pas à laisser vos commentaires.

Cette entrée a été publiée dans Non classé. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

18 réponses à Un mur végétal en sphaigne peu concluant

  1. DS@c-green.fr dit :

    Je pense que la sphaigne n’a pas été decompactée. elle semble trop tassée
    d’où le problème d’irrigation.
    En résumé trop de sphaigne par module au m²
    Qu’en pensez-vous ?

  2. renov nature dit :

    Bonjour,
    soit la sphaigne n’est pas décompacté mais ça m’étonnerais il faut compter 12 kg au M2 en20 cm d’épaisseur
    je pense plutôt à un problème d’irrigation
    La sphaigne est un très bon produit pour faire du mur végétal et toute autre culture idéal pour le bouturage
    Cordialement

  3. antoine dit :

    bonjour

    Pour les murs que vous montrez en photo le probleme est qu’ils n’ ont pas ètè arrosé pendant les plusieurs mois car l’arrosage à été coupé.

    l’arrosage dans les premiers mois est le plus important.

    la sphaigne est trés bon substrat pour les murs et bcq autres choses

    cordialement.

    • murmurevegetal dit :

      Bonjour,

      Votre hypothèse aurait pu être bonne, sauf que le mur a bien été arrosé. Je peux me permettre de l’affirmer car j’habitais à 500 m de ce mur !
      je peux vous certifié que le mur est devenu vilain en moins d’un mois.
      je ne suis pas d’accord, la sphaigne est un très mauvais substrat car elle a une capacité absorption élevée mais une mauvaise capacité de rétention.
      Raison pour laquelle, aucun fabricant de substrat ne l’inclue dans leur mélange, même en temps qu’hydrorétenteur.
      Je ne demande qu’a vous croire, sauf personne ne peut à ce jour montrer des analyses physico-chimiques montrant ces propriétés magiques !
      Si vous avez la possibilité de les fournir, je suis preneur.

  4. lauriot dit :

    l’ eau d’ irrigation est peut être contaminée par les murs par infiltration ce qui pourrait changer le ph (par ex ; salpêtre)

    • murmurevegetal dit :

      Bonjour,

      je ne comprends pas votre remarque !
      L’eau d’arrosage d’un mur végétal ne traverse pas le mur en maçonnerie.
      L’eau provient du réseau potable dans la majorité des cas puis acheminé dans le mur végétal via des tuyaux goutte à goutte.

  5. greenmystere dit :

    bonjour,
    je pense qu’il y a plusieurs facteur le support derrière la structure à l’air d’être de la tôle d’ou chaleur plus importante par le haut plus exposé et réverbération et augmentions de la chaleur à cause du goudron par le bas avec sans doute un petit peu de vent asséchant le substrat qui par la suite va se compacter plus qu’il ne devrait bloquant l’eau pour le bas du mur si le temps d’arrosage n’est pas modifié.
    ensuite est ce que les plantes n’ont pas été installé sous trop de chaleurs des le départ la sphaigne chauffant, l’eau d’arrosage est un trop chaude pour les racines.
    mais bon je peux me tromper. ;)

    • murmurevegetal dit :

      Bonjour,

      Pour la chaleur de la tôle, je ne pense pas que cela soit la cause car il y a une lame d’air entre les deux.
      Idem pour le goudron, les plantes ne sont pas en contact direct avec ce dernier.
      Pour le vent, les plantes sont capables d’adapter leur évapo-transpiration en fonction de l’humidité relative.
      Dans tous les cas, le système de culture doit pouvoir répondre à toutes ces contraintes, sinon cela ne sert pas à grand d’avoir un mur végétal qui crève au bout de quelques semaines.
      Visiblement la sphaigne est loin d’être le système le plus fiable.
      Si quelqu’un peut démontrer le contraire, je suis preneur.

      Bonne végétalisation.

  6. Nemo56 dit :

    Je suis intrigué que vous aillé le dernier mot, et moi qui pensais que la sphaigne avait des raisons de faire parler d’elle. Snif snif
    Personne ayant une expérience similaire avec la sphaigne?

    • murmurevegetal dit :

      Bonjour,

      Moi aussi je suis étonné, j’attends qui désespérément que les producteurs de sphaigne dévoilent sa caractérisation physico-chimique selon les protocoles en vigueur (CME à pF1, ph, CEC, EC, granulométrie….).
      Ceci afin de démontrer les propriétés annoncées.

      Bonne végétalisation

  7. Nemo56 dit :

    Si la sphaigne a été arroser dès le début, alors, je dirais, peut être pas en quantité suffisante. C’est une idée.

    • murmurevegetal dit :

      Oui, il est certain qu’il y a eu une faille dans l’arrosage.
      La gestion de l’arrosage sur la sphaigne est compliquée et doit être en permanence contrôlée, c’est son gros inconvénient.

  8. Bonjour.
    Tout d’abord, je tenais à vous remercier pour le contenu et l’existence de votre site, qui regorge d’ informations sur les différentes technique de végétalisation verticale.

    Quand à cette réalisation, je pencherai sur un défaut du système d’irrigation.
    Il semblerai n’y avoir qu’une ligne de goutteurs en partie haute, ce qui me semble insuffisant sur une telle hauteur. Mais cela reste à vérifier sur place.

    Au sujet de la sphaigne, je pense qu’elle est à réserver à de plus petites réalisations. (10 à 15 m²)
    Il ne me semble pas très raisonnable d’avoir recours à cette technique sur de si grandes surfaces. Il serai intéressant d’imaginer la surface de tourbière Chilienne nécessaire à cette unique réalisation…
    Mais ceci n’engage que moi.

    En ce qui concerne des chiffres concrets au sujet de la sphaigne, c’est vrai, c’est assez flou. J’espère que l’étude menée par Plante & Cité apportera des éléments nouveaux.

    Le cahier des charges de l’étude sur le site pour plus d’infos:
    http://www.plante-et-cite.fr/appel-a-candidature-pour-la-realisation-d-une-etude-sur-les-murs-vegetalises-21497.html

    D’ici là, bonne continuation à vous.

  9. IMPORTATEUR DE SPHAIGNE dit :

    Bonjour,
    Je suis importateur de sphaigne depuis 2002, et je peux vous dire que de nombreux murs, fait avec d’autres méthodes, ont été refait grâce à la sphaigne, et fonctionnent depuis. J’ai une pépinière, qui se trouve prés de saint-tropez, où tout le monde peut venir vérifier, et ça tous les jours, l’état des murs intérieurs et extérieurs ainsi que les toitures végétales réalisés il y a plusieurs années uniquement avec de la sphaigne ! De plus, nous formons des élèves dans les lycées horticoles, sur les très nombreuses propriétés de la sphaigne et ses multiples utilisations. Des centaines de paysagistes et stagiaires sont déjà venus pour apprendre à maitriser ce produit. Car effectivement, certaines personnes ne suivent pas les 3 règles d’or pour utiliser la sphaigne sur les murs; les problèmes qui ressortent le plus souvent sont toujours les mêmes :

    1- règle d’or
    il est impératif de mettre sur le haut du mur un tuyau goutte à goutte percé tous les 15 cm alimenté par une électrovanne et un programmateur à 8 sorties. Quelques minutes toutes les 3 heures, suivant la hauteur du mur et son exposition, permettent de l’irriguer dans sa totalité. Pour contrôler : regardez en bas du mur, une goutte d’eau doit apparaitre de temps en temps et cela à n’importe quelle heure ; on peut, grâce au programmateur, augmenter ou diminuer le temps d’arrosage suivant les saisons. Mais l’arrosage doit fonctionner 365 jours par an; pour les régions froides ne pas oublier de protéger les tuyaux en les recouvrant de 10 cm de sphaigne.

    2- règle d’or
    les plantes ou arbustes, que l’on introduit dans le mur, doivent etre en racines nues. Si nécéssaire, retirer la terre au jet d’eau ou se procurer des plantes chez des horticulteurs qui bouturent dans la sphaigne ( le terreau, humidifiée en permanence par la sphaigne, pourri les racines des plantes et abîme la sphaigne)

    3- règle d’or
    la sphaigne, qui est une plante vivante, ne doit pas recevoir d’engrais sauf engrais foliaire si nécessaire.

    CONSEILS PRATIQUES : pour un module de 15 cm d’épaisseur, je préconise 10 kilos de sphaigne par m².

    Caractéristiques de la sphaigne : Support de culture conforme à la norme NFU44551 – PH 4 – résistivité 10.000 OHM/CM – rétention en eau, 2000% du produit sec – produit 100% biologique.
    Propriétés établies par l’INRA en 1999 au cours de nos premiers essais.

    Le mur de la photo n’est effectivement pas arrosé régulièrement.

    Ceci ne fait pas l’objet d’une pub, mais je n’accepte pas que l’on baffoue la sphaigne sans connaissances réelles et complétes !

    Salutations à tous

    • murmurevegetal dit :

      Bonjour,

      Tout d’abord merci pour votre post.
      Il est vrai, vous avez raison la sphaigne peut parfaitement fonctionner comme substrat pour mur végétal (mais avec plus de consommation d’eau et d’entretien).
      Étant tellement curieux sur les propriétés magiques de la sphaigne, je saute sur l’occasion pour avoir le maximum d’informations de la part d’un professionnel importateur de sphaigne.
      J’en profite donc pour rebondir sur vos règles d’or :

      1- Quel type de goutteur préconisez vous ? Quel durée d’arrosage en moyenne ? Quel espacement entre les différentes lignes de goutte à goutte dans la verticalité (tous les combien de cm) ? car ne serait il pas une défaillance de n’en mettre qu’une ? (gradient d’humidité sur la verticalité, comme sur la majorité des murs). Pourquoi un programmateur 8 voies alors qu’un seul secteur (une électrovanne) ?
      Une fréquence d’arrosage tous les 3 heures confirme ce que je pense sur la consommation en eau de la sphaigne.
      En effet, si on part sur des goutteurs les plus faibles, soit 2L/h, avec 1 goutteur tous les 15 cm, avec une durée moyenne de 3 min, pour 1 m² (1*1m), nous avons une consommation en eau d’environ 0.6 L pour 3 min et pour 1 cycle. Si un cycle d’arrosage tous les 3 heures, nous avons donc environ 6 cycles sur une journée, nous avons donc une consommation d’eau de 3.6 L/m² par jour (soit 25 L/m²/semaine) contre 6 L/m²/semaine pour un substrat organo-minéral bien étudié ! Merci de me dire ce que vous en pensez.

      Personnellement je trouve que cela consomme trop d’eau, cela confirme les observations faites sur la spaigne : forte consommation. Cela me paraît incohérent avec le côté écologique que l’on donne à la sphaigne.

      2- Vous préconisez de planter en racines nues ! Encore une fois cela me paraît être un inconvénient, et un gros. Pourquoi ?
      - grande difficulté à trouver des plantes multipliées dans la sphaigne, à ma connaissance il n’y a pas grand nombre d’horticulteurs qui utilisent la sphaigne vu le coût du m³ (et la consommation en eau …). Donc difficulté d’approvisionnement en plantes cultivées en sphaigne. Si possibilité d’en trouver, je suis curieux de comparer les prix d’achats des godets de 8 cm avec substrat standard par exemple. Merci de me répondre, si possible.
      - si les vivaces sont issues d’une production conventionnelle, il me paraît dangereux de déliter la motte. Il y a des grands risques que le système racinaire en prenne un coup. De plus, si la plantation a lieu pendant les beaux jours (souvent le cas), les plantes n’ont pas le système racinaire optimisé pour une absorption racinaire de l’eau et sels.
      - il y a toujours un peu de matière organique restant autour de la motte après avoir déliter, ce qui constitue une source de pourritures et de maladies cryptogamiques pour l’ensemble du mur (surtout avec les fréquences d’arrosage préconisés).

      3- La sphaigne est une plante vivante quand elle est dans son biotope d’origine, je suis d’accord.
      Seriez-vous en train d’affirmer, que la sphaigne, une fois prélevée de son milieu (Chili ou Chine), une fois déshydratée ou séchée , une fois conditionnée ( oxygène rare), une fois transportée par bateau a la capacité de se régénérer ? Merci de bien vouloir répondre.
      Je pense que le vert que l’on peut observer sur la sphaigne, n’est ni plus ni moins un développement de mousses et micro-organismes. Je pense qu’il s’agit plutôt d’un support de vie pour certains organismes.
      Pourquoi ne peut elle pas recevoir d’engrais ? Comment sont fertilisées les plantes du mur végétal ? Comment feraient les horticulteurs (« qui utiliseraient la sphaigne ») pour fertiliser leur production?
      Affirmer-vous que les plantes n’ont pas besoin d’être fertilisées ?
      Dans ce cas, d’où viendrait la biomasse lors de la croissance d’une plante ? (sauf les légumineuses ou autres capables de prélever l’azote atmosphérique)
      En simplifiant, il me semble que le végétal est autotrophe, non ? Il synthétise bien sa matière organique (ses tissus) à partir de matière minérale (sels nutritifs)contenu dans le sol la plus part du temps ?
      Hypothèse : la sphaigne se dégraderait elle ? Humification, minéralisation … ?

      Pour faire court, afin de bien savoir de quoi on parle, vous serez t-il possible de communiquer les paramètres utiles en agronomie, à savoir :

      - masse volumique à sec (avec le protocole )
      - masse volumique à saturation (avec le protocole)
      - eau retenue à pf1 et à pf2
      - perméabilité
      - porosité, teneur en air à pf1
      - pH eau et pH Kcl ou pH CaCl2
      - CEC
      - Salinité

      Car les propriétés physico-chimiques que vous communiquées sont incomplètes voir curieuses (ex: pour le pH, du quel s’agit il ? pH H2o ou pH KCL, capacité de rétention de 2000 % de quoi, de la masse ou du volume ? …)et ne permettent en rien de mettre en avant les avantages annoncés.

      Et on pourrait pousser le sujet bien plus loin , à savoir : ex : quel bilan carbone pour importer cette sphaigne de l’autre côté de l’océan ? …

      Je comprends votre position d’importateur et votre intérêt, cependant comprenez aussi celle des gens qui vous demandent plus de transparence et qui souhaitent surtout comprendre.
      C’est pour cela que je vous demande de bien vouloir répondre à toutes les questions afin que les gens puissent se faire leur propre opinion.

      Dans l’attente de vous lire.
      Bon weekend et bonne végétalisation.

      Cordialement,

      Murmurevegetal

  10. végétal'titude dit :

    bonjour,

    je suis moi même paysagiste en haute savoie, et je commence à développer les murs végétalisés pour l’extérieur. mais j’essaie d’éviter d’utiliser la sphègne trop de problème avec ( manque d’oligo element, rétention d’eau, prix et gèle) je fait mon mélange moi même et qui diffère en fonction du milieu d’implantation.

    pour ton problème de mur végétalisé je reprendrai assez l’avis de green mystère, car sur le peu qu’on voit des zones sèches sa à l’air dêtre des brûlures suite au réverbération de chaleur du goudron et de la tôle (multiplier par 3 par apport a la chaleur ambiante) car meme s’il ya un pont thermique dessous et derrière, les feuillages n’ont aucune humidité, brumisation ou évapotranspiration (reproduction du milieu des serres).meme si l’arrosage est bon, la plante utilise au 3/4 son feuillage pour son développement .

    pour essayer de résoudre ce problème j’essayerai de retirer le 1er mètre de mur en bas et en haut s’il laisse le gourdon alentour ou sinon de faire un massifs rectangulaire au pied des murs d’au moins 1.5m de large pour que l’évaporation du massif soit pris par le mur végétalisé.

    sinon j’espère que cess problèmes ne t’on pas mis l’entreprise à mal…

    • murmurevegetal dit :

      Bonjour,

      Je tiens à préciser que ce n’est pas ma réalisation ! je ne l’aurais certainement pas fait avec cette méthode.
      J’ai eu l’occasion d’un de d’observer le problème sur place lors de mes vacances à La Rochelle, à savoir :
      - une seule ligne de goutte à goutte pour la totalité du mur végétal ! et en plus mal placé, c’est à dire plus proche du mur porteur qu’en façade du mur végétal. Les plantes « étaient » des micro-mottes, les mottes n’étaient pas en contact avec la tranche de sphaigne humide. Pour faire simple, le mur était à peu prés humide au fond mais sec en façade, les plantes ne pouvaient pas absorber l’eau et se sont desséchées!

  11. clercant christine dit :

    Attendons la réponse de l’importateur?!
    Merci de ce blog.